Titre : Satané Potion

Rating : Euh . . . pour l'instant, on va mettre T ( juste au cas où )

Genre : Pfffffffff, j'en sais rien, moi ! Un peu de tout. Romance, aventure, humour . . .

Résumé : Ah ça, c'est déjà plus simple ( enfin question de point de vue ) . Alors, c'est : Accueillir à Poudlard pendant une semaine mes enfants qui ont fait un bon de vingt ans en arrière, je peux. Tomber amoureux de Draco Malefoy, je peux. Mais faire un bond de vingt ans en avant, je ne pense pas que je peux . . . HP/DM

Note de l'auteur : Non, vous n'avez pas la berlu, et oui, c'est bel et bien la suite de L'immense privilège d'être parents. Moi qui avait dit que la suite ne viendrait pas tout de suite par manque de temps, je n'ai tout de même pas résister à l'envie de vous mettre ce que j'avais déjà écrit. Pourtant, je sais pertinnement que je vais avoir de moins en moins de temps pour écrire et que je ne donnerai pas la priorité à cette fic. Donc, ne vous énervez pas si je ne mets pas à jour aussi régulièrement que précédemment, je n'ai qu'un chapitre d'avance pour cette fic, que je garde pour lundi prochain.

Bon, je pense que je peux dès à présent vous souhaiter une bonne lecture.


Chapitre 1 : Ca recommence !

Janvier 2018

La nuit était tombée sur l'immense manoir enneigé, perdu au milieu de la campagne anglaise. A l'une des fenêtres du rez-de-chaussée, donnant sur le jardin situé derrière la maison, la lumière tremblotante généré par des bougies étaient le seul point de repère dans cette environnement fait de noir et de blanc. La pièce éclairée était une bibliothèque aux longues étagères bourrés d'ouvrage, certainement ramassés au cours des siècles par les différents ancêtres du propriétaire de la demeure. Dans la pièce, une certaine agitation régnait. Quelques personnes étaient assises autour d'une table capable d'accueillir une vingtaine de convives, parlant entre elles. Certaine d'entre elles étaient accompagnés de verres emplis d'un liquide ambré qui se reflétait sur la table en chêne polie. La discussion semblait être particulièrement lugubre, au vue des visages sombres présents.

- Quand la nouvelle sera-t-elle rendue public ? Demanda une vielle femme aux cheveux bancs tenus en un haut chignon serré, et au visage sévère.

Son regard était rivé dans celui vert pâle d'un homme roux aux cheveux grisonnants, assis à sa gauche. Ce dernier portait une robe de sorcière vert foncé, coupé très chic, et une chevalière discrète à l'annulaire gauche, frappé d'un phœnix.

- Pour l'instant, aucune décision n'a été prise. Nous ne voulons pas créer un vent de panique au sien de la communauté.

- C'est compréhensible, intervint un autre homme au teint blafard et aux cheveux bruns huileux striés de gris. Personne n'a oublié les évènements d'il y a deux décennies. Cela est encore trop récent.

- Et pour les enfants ? Questionna une femme brune avec des yeux couleurs chocolats. Faut-il les mettre au courant ?

Toutes les personnes présentes se tournèrent d'un même ensemble vers deux hommes, assis au bout de la table. L'un était brun, fort bien bâtit, des yeux verts lumineux et une très fine cicatrice en forme d'éclair sur le front, vestige d'un passé chaotique. L'autre était plus grand, mais aussi plus fin, possédait une chevelure d'un blond lunaire tenue en catogan par un ruban de soie noir et des yeux gris doux, rehaussé d'un air hautain.

- Ils ont d'autres soucis, répondit le brun en attrapant la main du blond et cherchant un accord dans son regard. Ils se sont à peine remis de leur voyage, et il n'est pas question de leur mettre cette charge sur le dos. Nous nous chargerons de cette affaire.

- Ce ne sera pas la première fois, et nous sommes bien plus apte à la régler qu'eux, compléta le blond. Que voulez-vous que des adolescents fassent contre lui ?

- Pas pour qu'ils interviennent, fit un homme métis habillé d'une robe de sorcière bleu avec deux joncs d'or croisés sur la poitrine, effigie de l'équipe qu'il entraînait. Plutôt pour les prévenir du danger qu'ils courent et les prévenir qu'ils doivent faire attention.

Le blond eut un petit rire discret de scepticisme, alors que le brun avait un sourire d'excuse en coin.

- Cher ami, ce sont les enfants du célèbre Harry Potter, comment veux-tu qu'ils ne s'en mêlent pas ? Autant dire au vent de souffler en sens inverse, tu auras plus de chances. Non, il ne doivent rien savoir. Poudlard reprendra dans quelques jours, ils seront en sécurité là-bas. D'ici là, ils ne quitteront pas le manoir. Minerva, Severus, nous pouvons compter sur vous, n'est-ce pas ?

- Bien, entendu, fit d'une voix faussement vexé la vieille femme. Il n'y a pas de lieu plus sûr que Poudlard de toute façon.

- Bien.

Il y eut un petit silence, puis un grand homme roux, sûrement apparenté à celui qui portait la chevalière frappé du phœnix, intervint en émettant une discute toux.

- Et si jamais il essaye de regrouper des partisans ? Proposa-t-il. Ne devrions-nous pas tenter de retrouver les fuyards ?

Un homme brun aux yeux bleus chaleureux éclata de rire.

- Mon vieux, ça fait vingt ans qu'ils nous échappent, pourquoi veux-tu que nous les attrapions maintenant ? Dois-je te rappeler que les meilleurs Aurors sont sur leurs traces depuis des années ?

- N'est-il pas possible de demander aux autres pays un laisser-passer pour les rechercher ? Avec une nouvelle donnée telle que celle-ci, cela devrait être possible, non ? Demanda le grand homme roux en regardant alternativement l'homme qui lui ressemblait et le blond au regard hautain.

- Peu de chances, lui répondu l'homme aux cheveux grisonnants qui lui ressemblait. L'évasion d'un prisonnier ne les décidera pas à nous accorder ce qu'il nous refusent depuis vingt ans. Il y a des fois où je me demande si ils ont vraiment envie de voir cette guerre prendre définitivement fin !

- Allons, Arthur, calmez-vous, intervint la voix douce de la femme brune. Cela ne change rien de prendre son sang-froid. Personnellement, je pense qu'il ne faut pas mêler le Ministère à cette histoire, les gens ne comprendraient pas, et puis, nous serions bien plus performant en agissant secrètement. Certaines personne au Ministère ne sont pas favorables nos idées, et vous êtes bien placé pour le savoir Arthur.

- Tu proposes que nous agissions de nous mêmes, Hermione ? Demanda le brun à la cicatrice.

- Oui, et de reformer secrètement l'Ordre. C'est une valeur sûre, symbole de notre victoire. Si cette histoire devait prendre des formes disproportionnés et qu'elle devait être révéler aux yeux du monde, cela les rassurera de savoir que l'Ordre du Phœnix est déjà sur le terrain.

- Mme Weasley a raison. Et ce serait un très bon moyen de tenir les enfants à l'écart. A la limite, nous pouvons en parler à Sirius, mais les autres n'ont pas l'âge requis pour rejoindre l'Ordre, et donc ils ne pourront rien faire.

Il y eut une dizaine de petit rires amusés.

- Mais bien sûr, Severus, intervint pour la première fois un homme aux cheveux châtains striés de mèches grises, et au regard couleur miel d'une douceur infini. La génération précédente en est un exemple parfait.

Il y eut d'autres rires.

- Et n'oublions pas qu'ils sont tout de même les enfants de Harry et Draco Potter-Malefoy. Ce qui est un poids non négligeable, tout le monde en convient, fit d'un air amusé une femme aux cheveux courts peint en rose pétant.

Il y eut des soupirs d'affirmation.

Les deux intéressés se firent petits.

- Bien. La réunion touche à sa fin, fit la dame aux visage sévère, et nous devons nous séparer. Monsieur Zabini, je compte sur vous pour tout rapporter à votre épouse. Les autres, je pense que nous sommes d'accord sur le fait que tout cela doit rester entre les membres de l'Ordre et que ce dernier est reconstituer.

Tous acquiescèrent d'un signe de tête.

La dame se leva.

- Tout est parfait, alors. Je vous dis à bientôt chers amis.

Les personnes se levèrent, signe de la fin de l'entretien.

Sans qu'aucunes de ces personnes ne s'en doute une seule seconde, de l'autre côté de la porte en bois de la bibliothèque, deux personnes avaient tout entendu de la conversation et se regardaient à présent, horrifiés.

- Tu en penses quoi, toi ? Demanda le jeune homme à sa compagne.

- J'en pense que je ne suis pas d'accord et que nous allons devoir intervenir.

Tout deux se redressèrent et disparurent dans les ténèbres l'imposant escalier de marbre en colimaçon au moment où la porte de la bibliothèque s'ouvrit, laissant sortir tout les membres de l'Ordre, ne se doutant pas le moins du monde de ce que l'espionnage allait engendrer.

oOo

La jeune femme se tenait devant la porte-fenêtre de sa chambre regardant le spectacle attendrissant de ses parents, assis sur les marches du petit escalier menant au jardin, se tenant par la main et les visages levés vers le ciel duquel tombait quelques flocons de neige. Les deux hommes semblaient en paix, les visages sereins, mais elle savait qu'il n'en était rien. La réunion secrète qui s'était tenu trois jours auparavant était encore dans leurs mémoires et rongeait leur esprit. Ils s'inquiétaient pour leurs enfants, dorénavant en grand danger. Un danger qu'ils auraient espérer qu'ils ne connaissent jamais, contrairement à eux.

La porte de la chambre grinça légèrement quand elle s'ouvrit pour laisser passer son frère. Ce dernier s'avança prudemment dans la pièce agréable et visiblement féminine.

La tapis persan rouge sang, les murs blancs cassés, les teintures pourpre et le mobilier en bois de la chaude couleur chocolat attestaient que c'était bien là la pièce personnelle de la jeune femme. Y compris l'immense tableau accroché au dessus du bureau encombré, représentant un lion paraissant dans une plaine aride d'Afrique.

- Tout est en place, annonça le jeune homme en rejoignant sa sœur dans sa contemplation.

- Où as-tu réussi à envoyer Thomas ?

Le jeune homme fit la moue.

- Je lui ai filé ma Playstation XII.

La jeune femme éclata de rire.

- T'inquiètes donc pas, il en prendra soin.

- Mouais, si tu le dis. Tu penses qu'on a raison de faire ça ? On ne sait même pas ce que ça va donner.

Elle soupira.

- Je l'ignore, mais nous devons au moins essayer. Je m'en voudrais si il leur arrivait quelque chose.

En bas, le couple d'hommes s'embrassait chastement sous le regard attendri de leurs enfants.

- Ok, allons-y, fit la jeune femme en s'avançant d'un pas décidé vers le centre de la pièce.

Son frère la rejoignit et ils se firent face, se serrant leurs mains, bras tendus, les yeux dans les yeux. Un bref hochement de tête de la part du jeune homme, et ils commencèrent à psalmodier dans une langue inconnu et très certainement morte depuis des siècles.

L'air dans la pièce se fit plus lourde, une atmosphère oppressante régnait, un immense pouvoir était à l'œuvre comme le prouvait les zébrures de magie qui filaient sur les six faces de la pièce. Les voix se firent plus pressantes, plus rauques et les couleurs se parèrent de tontes jamais encore vues auparavant.

Soudain, tout s'arrêta. Plus un son, plus une lumière. La calme plat. Comme avant une tempête.

Les deux jeunes gens ouvrirent les yeux et se regardèrent, perdus.

- Ca n'a pas marché, soupira la jeune femme, abattue.

- Il semblerait en effet. De toute manière, nous n'étions pas sûrs d'y parvenir.

- Je sais mais . . .

Sa phrase fut coupé par une intense lumière aveuglante qui éclaira la pièce, suivit de divers bruits de chutes et de cris de douleurs différents.

Les deux jeunes gens se regardèrent, sourcils froncés.

- Ca venait de ta salle de bains, non ? Fit le jeune homme.

Sa sœur acquiesça et tout deux se précipitèrent vers la porte qui menait à la salle d'eau. Ils l'ouvrirent en grand et un étrange et inattendu spectacle s'offrit à leurs yeux.

Après deux secondes d'hébétude, les deux adolescents marmonnèrent d'une même voix :

- On va se faire tuer.


Voilà, c'est mit en place.

Comment ça, il y a rien de mit en place ? Oo Mais si, mais si, vous allez voir par al suite que c'est tout à fait logique ce premier chapitre.

Et histoire de vous rafraîchir la mémoire, le début du prochain chapitre comportera un récapitulatif des enfans et de leurs parents ( en espèrant que je n'oublie pas de le faire la semaine prochaine ).

Voilà, j'espère que cela vous aura plu et vous aura donner envie de lire la suite !

A bientôt !

Bisous, bisous.