Mémoires Magnifiques d'une Magicienne
Auteur: Docteur Citrouille
Gere: Humour - Romance - Drame
Rating: Général
Disclaimer: Tout l'univers d'Harry Potter appartient à JK Rowling, les Swann sont à AppleCherry Pie, les autres sont à moi!
Résumé: Ses ASPIC en poche, Polly McBee va devoir affronter un avenir bien mouvementé! La vie, c'est comme les dragées surprises de Bertie Crochue: on ne sait jamais sur quoi on va tomber...
Chapitre 1 – Le Hibou Fringant
31 juillet 1991 - Londres
Toc – toc – toc
J'ouvris un œil et fixai la porte de ma chambre, encore ensommeillée. Sans doute avais-je rêvé. Je bâillai et me retournai, tout en tirant mes couvertures jusqu'au menton.
Toc – toc – toc
- Polly ? fit une voix embarrassée derrière la porte. Chérie, il faut vous lever, il va être onze heures.
J'ouvris brusquement les yeux et me redressai sur mon lit, assommant au passage Charlie Weasley, encore endormi à mes côtés.
- Oui maman ! criai-je. On se lève !
- 'Eskisspass ? marmonna Charlie. C'était pas moi, c'était le gobelin...
- Calme-toi, ce n'est rien, le rassurai je, tout en me débattant avec mes couvertures.
- Polly ?
Comme pris en faute, Charlie voulut sortir du lit, mais ne réussit qu'à s'emmêler dans les draps et s'effondra lourdement sur le sol. Craignant qu'il ne se soit fait mal dans sa chute, je me levai et allumai les lumières. Aveuglé, il grogna et planqua sa tête sous l'oreiller.
- Allez debout ! m'exclamai-je en cherchant ma paire de chaussettes. On est en retard.
- C'est les vacances, l'entendis-je râler. On n'est pas censés être en retard.
- J'ai réservé une table pour midi au Hibou Fringant, alors si... Ah ah ! lançai-je triomphante en récupérant la chaussette manquante sous mon lit.
Mon petit ami se hissa péniblement sur mon lit et me regarda m'affairer dans mon armoire.
- Tu étais vraiment obligée de réserver si tôt? maugréa-t-il.
- Oui, répondis-je en mettant la main sur un tee-shirt propre. Tu feras l'impasse sur le petit-déjeuner, voilà tout ! Sois gentil d'ouvrir les rideaux et d'aérer un peu la chambre d'accord ?
- Oui, maman, grogna-t-il en se frottant les yeux.
Je le regardai, allongé sur mon lit trop petit pour nous deux, secouai la tête et sortis prendre ma douche.
Une bonne demi-heure plus tard, je laçai mes chaussures dans la cuisine. Charlie gardait les yeux résolument baissés au sol, sentant le regard brûlant de mon père sur sa nuque.
Papa désapprouvait totalement qu'un garçon passe la nuit dans ma chambre – et pire, dans mon lit. Maman lui avait bien lancé un regard noir en lui demandant de bien vouloir s'occuper de ses boursoufs, et papa ne décolérait pas depuis.
- Bien dormi ? demanda papa d'une voix un peu trop forte.
- Très bien, papa, merci, rétorquai-je, nullement gênée. On a même dormi toute la nuit, si ça t'intéresse.
Les oreilles de Charlie prirent une belle teinte pivoine.
- Laisse-le tranquille à la fin ! rouspéta maman.
Papa lui lança un regard furibond et préféra se resservir d'une nouvelle tasse de café. Ma mère secoua la tête, mi-amusée, mi-agacée.
- Soyez sages, tous les deux ! finit-elle par dire. Et passez une bonne journée !
- Merci Mrs McBee, marmonna Charlie.
- A ce soir ! dis-je en glissant ma main dans celle de Charlie.
J'ouvris la porte et sortis, trainant mon Gryffondor derrière moi.
- Je ne survivrai pas au week-end, soupira-t-il.
- Bien sûr que si, ça va bien se passer, le rassurai-je en agitant ma baguette.
- Non Polly... Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, ton père est à deux doigts de m'étrangler et de donner mes restes à manger à un dragon...
- Mais non ! Il faut juste qu'il s'adapte à la situation. Ah ! Voici ce maudit bus.
Nous arrivâmes en seul morceau devant le Chaudron Baveur. Nous entrâmes dans le pub sorcier, rempli à cette heure de la journée. Une fois devant le mur, je laissai le soin à Charlie de tapoter les briques, qui s'écartèrent pour former une arcade.
Le soleil brillait sur les devantures des magasins vendant chaudrons, télescopes, plumes, potions et autres fourbis magiques.
Je me sentais un peu nostalgique: pour la première fois depuis longtemps, je ne ferais pas mes achats scolaires sur le Chemin de Traverse pour Poudlard. Charlie pensa la même chose que moi : il se tourna vers moi avec un sourire et serra plus fort ma main.
Nous passâmes devant la boutique de Quidditch – du coin de l'œil, je vis que le Nimbus 2000 était enfin exposé – et devant Fleury & Bott, avant que le restaurant ne soit en vue. Je salivai déjà en songeant à l'excellent hamburger que j'allais me faire une joie de déguster, mais mon appétit s'envola à l'instant où je vis qui se tenait devant les portes, un large sourire aux lèvres.
Je me tournai vers Charlie, furibonde :
- Tu lui as dit qu'on venait ici ce midi ?
Charlie fit mine de me pas m'avoir entendue et chassa une poussière de son bras.
- Charlie... grondai-je.
- Il se pourrait que je lui en aie touché un mot ou deux...finit-il par dire.
- Il se pourrait ? m'étouffai-je, hors de moi.
William Swann nous fit un large signe de la main.
- Les Pochar ! Quelle surprise de vous trouver ici !
- Tu parles d'une surprise, grommelai-je. Qu'est-ce que tu fiches ici ?
- Polly... soupira Charlie.
Swann haussa les épaules.
- J'accompagne ma sœur faire ses achats à Poudlard, expliqua-t-il. Aux dernières nouvelles, ce n'est pas interdit non ?
- Je ne vois Abby nulle part pourtant... dit Charlie en regardant autour de lui.
- Oh, tu la connais, ricana Swann. Elle est en train de dévaliser Fleury & Bott.
La seconde d'après, les deux garçons se jetaient dans les bras l'un de l'autre et s'enlaçaient à force de grandes tapes dans le dos. Désabusée, je m'écartai d'eux pour consulter le tableau des menus, que je connaissais par cœur.
Je n'avais pas signé pour adopter William Swann dans mon couple, mais apparemment ce dernier avait décidé que si... tout pour m'embêter celui-là!
Prenant sur moi, je me tournai vers ce dernier et lui proposai de se joindre à nous, pour le déjeuner – incluant sa famille s'il le souhaitait.
Les lèvres du Gryffondor se levèrent furtivement, se demandant sans doute jusqu'où il pouvait me pousser à bout.
- C'est gentil de ta part, Popo, mais je ne vais pas t'imposer ma présence plus longtemps. Vous avez sans doute des tas de choses bien dégoulinantes de guimauve à vous dire tous les deux, et je ne tiens pas à les entendre. À plus tard, les Pochar !
Il nous fit un joyeux signe de la main et disparut dans la foule, les mains dans les poches.
- Vraiment Polly ? me demanda Charlie en se tournant vers moi, étonné. Tu aurais accepté que Will déjeune avec nous ?
- Oui. Tu vois un peu le sacrifice que je fais par amour pour toi ?
Le Hibou Fringant était mon restaurant préféré. Il ne payait pas de mine, mais il n'était pas cher et leurs hamburgers faits maison étaient délicieux. Fidèle à moi-même, je pris leur fameux triple avec double ration de frites et me frottai les mains quand le serveur apporta mon assiette.
- Tu es sûre que tu ne vas pas être malade ? s'inquiéta Charlie.
- Mais non, le rassurai-je. Bon appétit !
Petit joueur, Charlie avait opté pour un classique tomate-salade-oignon-mayo. Cependant, il ne se jeta pas dessus comme je le fis, tripotant nerveusement sa serviette. Je reposai mon hamburger entamé et le regardai :
- Que se passe-t-il ? Ça ne te plait pas ?
Il sembla hésiter longuement avant de me demander :
- Tu es vraiment obligée d'aller en Bretagne ?
- Oui, Charlie, je suis obligée, répondis-je le plus doucement possible. Et je t'ai déjà dit qu'ils avaient un excellent réseau de Cheminette et qu'ils ont des hiboux express. Je te promets de faire un effort pour t'écrire au moins une fois par semaine. Estime-toi heureux : c'est plus que ce que j'ai promis à mes parents !
- Et après tes études ?
- Je rentrerai en Angleterre, sans doute... Pourquoi toutes ces questions ?
- Tu... Tu ne préfèrerais pas venir vivre avec moi en Roumanie ? Après ?
La Roumanie?
Éberluée, je dévisageai un Charlie mal à l'aise. À vrai dire, je n'avais jamais vraiment songé à « l'après l'Université ». Enfin, si, je m'étais imaginé que je rentrerais à la maison après... Mais derrière la demande apparemment anodine de Charlie se cachait une autre question que je devinais sans mal : accepteras-tu de me rejoindre pour fonder un foyer avec moi à l'avenir?
Or, sur notre avenir, j'en connaissais un rayon...
- D'accord.
Ma réponse eut l'air de le surprendre : il me dévisagea les yeux ronds.
- Vraiment ? Tu es prête à quitter ta famille et l'Angleterre pour moi ?
- Oui. Je ne dis pas que ce sera simple et mes parents auront certainement quelque chose à dire, mais je t'aime et je suis prête à te suivre au bout du monde s'il le faut.
Tout sourire, Charlie tendit sa main pour prendre la mienne.
Nous passâmes l'après-midi à déambuler sur le Chemin de Traverse. Bien sûr, notre amour commun pour le Noble Sport nous fit faire une longue halte devant le magasin de Quidditch, et nous soupirâmes d'envie devant cette merveille de Nimbus 2000.
Au bout de vingt minutes, je m'arrachai à la contemplation du balai, traînant derrière moi Charlie.
- Que veux-tu faire maintenant ? Une glace chez Fortarôme, ça te dit ?
- Polly, on vient à peine de sortir de table!
- Je n'ai pas eu ma dose de sucres ! me défendis-je. Allez, s'il te plaît !
- On ira après ! J'aimerais d'abord aller faire un tour à la Ménagerie Magique pour voir ce qu'ils proposent comme hiboux longue distance.
Dans la boutique cependant, nous croisâmes Hagrid. Celui-ci se tenait voûté pour ne pas s'assommer au plafond et se mouchait le nez dans un grand mouchoir à pois.
- Bonjour Hagrid ! lança joyeusement Charlie. Que faites-vous ?
- Je cherche un cadeau, expliqua-t-il. Que me conseillez-vous ? Un hibou ou un... atcha ! un chat ?
Je regardai l'horrible chat orange aux pattes arquées et d'une laideur incroyable qui me fixait de ses petits yeux plissés.
- Un hibou, décidai-je. C'est mieux.
- Pourquoi pas celui-ci ? proposa Charlie en désignant un hibou aux plumes blanches.
Hagrid gratouilla la tête de l'oiseau, songeur :
- Va pour celle-ci !
Le marchand s'empressa d'enfermer le harfang des neiges – comme me le précisa Charlie à l'oreille – dans une cage et attendit le paiement de Hagrid.
Content de son achat, le géant nous remercia vivement et donna une tape à l'épaule de mon petit ami, le propulsant vers une cage remplie de Nifleurs.
- Aucun problème, réussit à dire Charlie dans un souffle.
Hagrid ressortit de la boutique, emportant avec lui la chouette.
Charlie ne trouva rien et nous sortîmes à notre tour, sous le soleil. Je réussis à l'entrainer jusqu'au glacier de Fortarôme et commandai une coupe à partager à deux.
Nous devisions sur la prochaine Coupe du Monde de Quidditch (l'Écosse avait été battue par le Canada deux cent soixante-dix à deux cent quarante lors de la dernière finale), quand j'eus la surprise d'apercevoir le professeur Quirrell dans la foule.
- Professeur ! Professeur !
Je me levai pour aller à sa rencontre, et il eut l'air surpris de me voir.
Quirrell avait été mon professeur d'Étude des Moldus, lors de ma sixième année. À l'époque, il avait été un de mes enseignants préférés, jusqu'à ce qu'il décide de partir faire le tour du monde.
Il avait énormément changé : il flottait dans sa robe de sorcier et avait le teint presque maladif. Ses paupières étaient agitées de tics et il semblait fuir mon regard.
Mais le plus étrange était sans doute le turban violet qu'il portait sur sa tête.
- M... Miss McBee ! s'exclama-t-il. Je... je suis content de v-v-vous voir !
- Moi aussi ! Je vous croyais encore en voyage !
- Je suis r-r-revenu il y a deux mois. Je ret-t-tourne à Poudlard en septembre.
- Vraiment ?
- Oui. Le p-p-professeur D-D-Dumbledore m'a proposé d'enseigner les D-d-défenses contre les F-f-force du M-m-mal.
- Vraiment ? répétai-je, surprise.
- Oui. J'ai été ra-v-v-vi de vous revoir miss M-M-McBee, mais j'ai un...euh...rendez-vous.
- Oh ! Alors bonne journée professeur !
- À v-v-vous aussi !
Il poursuivit son chemin, bousculant une sorcière portant des ailes de chauve-souris sur un plateau, qui se renversa sur le chemin.
- Vraiment bizarre, murmurai-je en rejoignant Charlie.
- Il l'était déjà à Poudlard, chérie, me corrigea Charlie en grattant le fond de la coupe avec sa cuillère.
- Pire que d'habitude, je voulais dire. Je me demande ce qu'il a pris à Dumbledore de le nommer au poste de Défense... Il doit vraiment y avoir une pénurie de prof[jh33] , ce n'est pas possible !
22 août 1991 – Caisteal Maethan
Quelques jours avant mon départ pour la France, Grand-Mère McBee rendit l'âme dans son lit.
J'allai à son enterrement, indécise sur mes sentiments face à sa mort : elle avait été cette grand-mère un peu étrange qui avait la mauvaise manie de lire dans les pensées des gens (ce qui m'avait valu d'épouvantables maux de tête à la sortie des réunions familiales). Mais elle avait été aussi ma Mémé McBee, celle qui nous accueillait tous les étés au Caisteal moi et mon cousin, et qui nous avait toujours autorisés à jouer à cache-cache dans l'immense demeure.
La cérémonie fut très brève, et elle fut inhumée auprès de son premier fils Hamish, frère ainé de mon père.
C'était une agréable journée d'été et tous les invités déjeunaient sous le grand chêne. Je saluai le professeur McGonagall qui s'était déplacée, mais pris soin d'éviter les Buchanan mère et fils .
- Polly, as-tu vu ton grand-père ? me demanda maman alors que je dévorais ma troisième part de quiche au fromage.
- Je crois qu'il est à l'intérieur.
- Veux-tu bien aller lui tenir compagnie et lui apporter cette assiette ? Il n'a rien mangé depuis ce matin...
Je rentrai dans la grande demeure et furetai dans chaque pièce. Je trouvai mon grand-père à la bibliothèque, seul dans son large fauteuil faisant face à la cheminée et sirotant un whisky.
Je déposai l'assiette sur le guéridon et m'assit sur le fauteuil lui faisant face.
- Comment vais-je faire sans elle ? me demanda-t-il.
- Je ne sais pas, répondis-je doucement.
Il posa son verre et se gratta la barbe.
- Tu sais... c'était elle qui souhaitait que tu hérites du Caisteal après nous. Elle disait que tu avais la tête sur les épaules. Elle croyait en toi.
- Grand-père, je ne veux pas te succéder, soupirai-je. Ça ne m'intéresse pas.
- Il n'y a personne d'autre.
- C'est faux : il y a Domhnall, rétorquai-je. Et il est tout à fait capable de te succéder. Il a fait une école de droit à l'Université d'Édimbourg !
- Une école moldue !
- Et alors ? Il s'y connaît beaucoup mieux que moi en termes de législation et d'administration !
- C'est un cracmol !
- Il a du cœur, c'est tout ce qui compte !
Grand-Père se rencogna à son fauteuil boudant férocement. Déçue par son air têtu, je me levai :
- Parle avec Domhnall. Tu verras que c'est lui aussi un McBee.
Je sortis de la bibliothèque avec l'espoir que mes paroles aient un impact sur lui. J'eus alors la surprise de voir ma tante Julilla derrière la porte. Aucun doute qu'elle avait écouté toute la conversation.
Au lieu de m'en offusquer, je lui souris. Elle me caressa alors la joue et me murmura un « merci » qui m'alla droit au cœur.
1er septembre 1991 – Hall 7 1/3, King's Cross, Londres
Mon sac à dos à l'épaule, ma malle à mes pieds et mes yeux remplis de larmes, je faisais mes adieux à ma famille pour commencer une nouvelle aventure, loin du sol anglais.
Mes parents avaient laissé le soin de me consoler à Charlie - venu lui aussi me faire ses adieux. Il m'avait pris dans ses bras et me berçait, sa main dans ma chevelure, me murmurant des paroles tendres aux creux de l'oreille.
En cet instant précis, je me maudissais d'avoir eu l'idée géniale de partir poursuivre mes études dans un pays inconnu.
- Trois ans, me dit Charlie, ce ne sera pas long ! Tu seras vite de retour.
Il me présenta un mouchoir, ayant usé tout mon paquet, et je me mouchai sans grâce.
- Allez Polly, dit Papi Moustache, il est l'heure d'y aller ou tu vas rater... comment on dit ? Ta cheminette ?
J'émis une espèce de rire étranglé. Mon papi allait énormément me manquer. Mais il me redonna du courage, et je replaçai mon écharpe autour de mon cou, avant de redresser mes épaules.
- Je vous envoie un hibou quand j'arrive, leur promis-je. Et...
- POLLY MCBEE ! hurla une voix au loin. METS UN PIED DANS CETTE CHEMINÉE ET TU AURAS AFFAIRE À MOI !
- Mais que...
Une tornade rose s'abattit sur moi et je manquai de tomber à la renverse.
- T...Tonks ? réussis-je à articuler. Tu m'étouffes !
- Tant mieux ! Tu allais partir sans me dire au revoir !
- Je ne savais même pas que tu venais ! me défendis-je.
Elle recula de deux pas et écrasa les pieds de Charlie qui grimaça. Je voyais bien qu'elle luttait elle aussi contre les larmes.
- Rose et les Nullos n'ont pas pu se déplacer, mais on t'a écrit un petit mot.
Elle me tendit une enveloppe et me fit promettre de la lire quand je serais arrivée.
- Je te le jure.
- Polly, c'est l'heure, annonça papa en posant une main sur mon épaule.
Je rangeai ma lettre dans ma poche. J'étreignis mes parents et mon papi, serrai fort dans mes bras Tonks en lui demandant d'être prudente et embrassai une dernière fois Charlie.
- Fais un bon voyage, me dit-il. Je t'aime.
Incapable de prononcer un mot, je pris ma valise et rejoignis la queue pour la Cheminée numéro vingt en direction de l'Université de Bretagne.
Je me retournai pour les apercevoir encore une fois me faire des signes de la main. Je tendis mon billet au contrôleur, entre deux reniflements.
- Allez-y, miss, dit-il en me désignant la Cheminée. Et gardez bien près de vous votre valise.
Une fois au centre de l'âtre, il me tendit un petit pot et je pris une pincée de poudre. Je m'exclamai alors :
- Université de Bretagne !
Et c'est parti pour le Tome 3! Autant vous prévenir à l'avance: celui ci sera plus court que les deux premiers... Il s'étalera pour commencer sur les années 1991 à 1998, et le reste... spoiler!
Je change la date de parution des chapitres, qui se fera désormais un lundi sur deux! Le chapitre 2 sera donc mis en ligne le 13 février.
J'espère que cet petit introduction vous a plu!
A très bientôt!
Citrouille