Chapitre 14

Point de vue de Ace

Lorsque je montai dans l'autobus, je savais déjà que je faisais une énorme erreur. Mais en même temps, je ne pouvais pas rappeler Boa pour lui dire que je ne pouvais plus venir. Ils m'attendaient tous... Je m'assis au banc du fond, seul, comme je ne l'avais jamais été. Je serrais mes poings pour m'éviter de laisser mes émotions m'échapper. Je ne savais plus à quoi penser. Qu'est-ce que j'avais fait, putain?! "Espèce de con. Tu aurais pu courir après elle, t'excuser des milliers de fois, car c'est se qu'elle mérite, la couvrir ensuite de baisers pour lui montrer à quel point tu tiens à elle, et pour couronner le tout lui avouer que tu l'aimes bien. Mais tu as choisi la voie la plus facile: la fuite, comme d'habitude." Ça oui, j'étais un trouillard. Je ne savais pas comment faire lorsqu'on allait trop loin dans une relation, lorsqu'on découvrait des sentiments qu'on croyait jusqu'à lors perdus. Je voulais rattraper Akira, ne pas la laisser tomber. Mais en même temps, il était sûr que j'avais peur de me faire mal dans tout ça. Lorsqu'elle me parlait, sa voix me semblait si douce, se qui m'agaçait au plus au point. Au début, nous nous détestions. Je pense que c'était à partir de ce moment, lorsque sa tête s'était ouverte...Il y avait un truc que j'avais ressenti, un truc fort. Mais je m'étais tellement menti à moi-même que ce sentiment avait disparu, avant de revenir de plus en plus fort à chaque fois que je la voyait. J'avais peur de m'attacher à elle...Mais en même temps, elle en valait mille fois la peine. Pourtant, lorsque je vis l'affiche m'indiquant que je quittais la ville, je réalisais quelque chose; lorsque j'allais revenir, elle m'ignorerait. Je partais pour un bout de temps. Pour elle, j'étais déjà mort. Plus tard dans la soirée, je finis par arriver a Log Town. La familiarité de la ville m'avait un peu manquée. Je me retrouvai facilement, ayant vécu ici pendant 17 ans. Je me dirigeai vers l'agence, et dès que je fus dans la cours arrière, j'apperçus un petit groupe de 5 personnes. Je restai immobile en attendant de prendre leurs attentions. Finalement, ce fut mon meilleur ami Marco qui m'apperçut en premier. Son regard resta figé sur moi, il ne prononça plus un mot. Les autres suivirent son regard, et lorsqu'ils m'apperçurent, un silence encore plus pesant se fit. Finalement, se fut Izou, une amie plutôt spécial, qui rompa le silence.

-Ace...

Les 5 personnes se mirent à avancer dans ma direction et se jetèrent dans mes bras.

-Tu es revenu à la maison!, me lança Boa joyeusement.

Un jour, ma mère m'avait dit un proverbe. "Ta maison est ou ton coeur est." Mon coeur appartenait à Akira désormais, et même si j'essayais de me le cacher, je le savais. Alors, je n'étais pas à la maison. Pas encore.

Point de vue d'Akira

Lors de mon trajet en autobus pour revenir à la maison, je jetai un coup d'œil à mon téléphone: j'avais 2 appels manqués. Un était de Nami, me demandant si j'allais bien et vers quelle heure je pensais rentrer. L'autre était de Vivi. Vivi? Pourquoi m'avait-elle appelée? Je relevai les yeux et me rendis compte que beaucoup de gens m'observaient. "Et oui! Que voulez-vous, je suis en tenue de nuit! Voulez-vous prendre des photos, tandis qu'on y est ?!" Je lâchai un soupir distrait tandis que je m'enfonçai dans mon banc. Je ne voulais pas penser à se qui venait d'arriver. Mais je ne pouvais m'y résoudre: je sentais encore ses mains se promenant sur mon corps, comme si elles y avaient laissé des marques ineffaçables. Je venais non seulement de vivre mon premier baiser, mais mes premiers émois amoureux. Je ne sais pas comment, ni quand, ni pourquoi, mais c'était clair; j'avais des sentiments pour ce garçon. Ce garçon qui n'était qu'en fait qu'un connard qui ne pensait qu'à lui. Les larmes me montèrent aux yeux, comme si le simple fait de penser à lui me rendait malheureuse. Vous arrive-t-il de ne pas être sûre d'une décision à prendre? J'étais prise dans ce dilemme. J'avais une envie de crier sur Ace, de le gifler, de lui faire comprendre à quel point il m'avait blessé en m'embrassant mais en affirmant tout de suite après que nous n'étions que de simples amis. Mais une autre partie de moi le réclamait; tout mon corps semblait frémir à la seule pensée de l'avoir près de moi. Je voulais embrasser ses lèvres douces encore et encore jusqu'à se que les miennes gercent, je voulais promener mes mains dans sa chevelure, me sentir aimée comme lui seul pouvait me le faire ressentir... Mais tout ça m'était impossible. J'avais fait mon choix, je l'avais quittée. De plus que ne voulais pas le revoir de sitôt, après se qu'il m'avait fait. Je me souvenais de la manière généralement tendre avec laquelle il agissait régulièrement quand nous étions seuls ensemble; est-ce que Ace était comme ça avant? Est-ce qu'un événement avait changer sa personnalité et l'avait déformé jusqu'à ne plus la reconnaître? Je débarquai finalement de l'autobus, non sans sentir les regards des gens sur moi, et je dus marcher un petit bout pour me rendre chez moi. Ma mère allait me faire toute une scène pour rien, et je n'aurais probablement pas la force de me battre contre elle aujourd'hui. Mon cœur était déjà assez affecté comme ça. Je franchis la porte d'entrée et je jetai un coup d'œil à l'horloge du vestibule; il était déjà 16h30. Deux heures et plus s'étaient déjà écoulées depuis mon réveil... "Ce n'est pas en y pensant que tu vas mieux aller, Akira."

-Akira? C'est toi?

Je levai la tête pour tomber nez à nez avec mon frère Akari. Ses yeux brillaient d'inquiétude, mais en me voyant, il sembla un peu soulagé. Il me prit dans ses bras et me serra fort contre lui. Je ne réagis pas; je le laissai entourer ses bras autour de moi, mais je n'esquissai aucun gestes.

-Tu fais quoi en pyjama? Et tu peux me dire d'où tu sors? Nami nous a appeler tout à l'heure pour demander si tu étais ici, et on a du se rendre à l'évidence que tu avais en quelque sorte disparue de la carte.-Je suis là, maintenant, tu vois bien. Les parents travaillent?

-Ils devaient terminer un projet et...-Arg!, le coupais-je en penchant ma tête par derrière. J'en ai assez de cette vie! D'abord lui, et ensuite vous...-Lui?, questionna mon grand frère en fronçant les sourcils. Attends... Ce ne serait pas de Ace que tu parles?

Je me retournai vivement, comme si je venais d'être piquée à vif par une abeille.

-Je ne parle de personne de particulier, dis-je vaguement, avant de monter à ma chambre.

Aussitôt ma porte fermée, je plongeai sur mon lit et fourrai ma tête dans mon coussin. Mon coeur était trop gros pour que je ne puisse rien faire. Des larmes m'échappèrent et automatiquement, je pleurai de plus belle. J'essayais d'étouffer mes sanglots dans mon oreiller le plus possible; je ne voulais pas qu'on m'entende. Pourquoi aimer était-il si difficile? Je finis par m'endormir, quelques minutes plus tard. Je fus réveiller par ma mère, qui me secouait par l'épaule.

-Akira Hime ! Ou tu étais passée?

Je pris mon oreiller et l'abattit sur ma tête pour qu'elle me laisse tranquille; elle ne lâcha pas l'affaire pour autant.

-Réponds!-J'étais...

Je ne pouvais pas lui dire ça. Non.

-D'ou tu sors ce truc?, me demanda ma mère en pointant le pyjama.

-Va t'en, dis-je en le regardant soudainement dans les yeux.

-Non, je reste. Et tu vas me répondre.-Dégage!, lui criais-je en laissant échapper un sanglot.

-Ne me parle pas de cette manière!-Je fais se que je veux, bordel! Est-ce qu'il y a quelqu'un qui va s'occuper de se que je ressens un jour?!-Quand tu te comporteras de nouveau bien, je le ferai moi.-Quand je me comporterai bien, je ne serais plus moi, Anie, répliquais-je.

-Cotinues à jouer ton rôle alors!-Tu te fous de ma gueule?- Surveille ton langage!-S'il te plait...Fais une chose pour moi. Part de cette chambre.

Je fermai les yeux. Je voulais vraiment que ma mère me laisse tranquille, je voulais rester seule pour aujourd'hui et peut-être demain.

-Maman... Tu m'as dit un jour que tu m'aimais. Tu te souviens, à la table? Éh bien si tu disais la vérité, fais cela pour moi. S'il vous plaît.

J'oublis les yeux pour voir ma mère qui fixait un point dans ma chambre, semblant réfléchir à se qu'elle allait me dire. Finalement, elle poussa un soupir et sortit de ma chambre sans un mot. J'aurais du être contente, être fière d'avoir finalement contré la parole de ma mère sans l'insulter. Mais la seule chose que je ressentais était ce même vide depuis que j'étais partie de chez Ace. Impossible de m'enlever ce sentiment. Je me repliai sur moi-même et en me mordant la lèvre pour arrêter de pleurer. Peine perdue. Le lendemain, dimanche, j'étais restée dans ma chambre enfermée, maussade, avec toujours son pyjama sur le dos. Je ne pouvais esquisser aucun gestes et je ne faisais que fxer le mur d'une manière absente. Ma mère n'était pas venu me revoir depuis hier, et elle ne m'avait même pas appelé pour le déjeuner ou le dîner. Je redoutais beaucoup le moment ou viendrait pour moi d'arriver à l'école et de confronter Ace qui m'ignorerait sûrement. Je pense que se que nous avions vécu ne serait maintenant que poussières, et que nous retournerions à nos occupations chacuns de notre côté. Pourtant, si j'aurais su... Lundi, j'étais arrivée à l'école. Nami n'avait pas émit un mot sur la fête; elle savait que si j'aurais voulu lui en parler, je l'aurais fait. Vivi et Carrot n'étaient au courant de rien, se qui me faisait encore plus mal. J'étais vraiment méchante envers Vivi, car je ne lui disais rien sur le pourquoi Ace avait été si méchant avec elle. Pourtant, j'essayais d'oublier tout ça; sourire sur le visage, je saluais les gens que je connaissais et répondais aux questions des prof en essayant de parraitre normale. J'éspèrais que mon coeur ne flancherait pas lorsque j'entrai finalement dans mon cours de français, là ou Ace était à côté de moi. Il n'était pas là depuis le début du cours, mais ce n'était pas trop étonnant; il était toujours en retard. Pourtant l'heure passa. La journée aussi. La semaine. Aucun signe de vie de Ace. J'avais mal, mais en même temps je devais me convaincre que c'était pour le mieux qu'il n'était pas là. Nous étions vendredi, une semaine pile après la fête. Vivi, Nami, Carrot et moi étions dehors, en train de manger, sur l'heure du déjeuner. Nous étions assises par terre, contre un grand arbre, sur le gazon. Arianna se racla la gorge et nous nous tournâmes toutes pour l'observer.

-Vous avez remarquez qu'il n'est plus là? Ace?-Ça ne fait qu'une semaine, dit Nami. Pas la peine de s'inquiéter.-Oh! Je ne m'inquiète pas!, répondit Vivi, rictus moqueur sur les lèvres. De toute façon, qu'il aille se faire foutre ce mec.

Ses mots auraient dû atténuer ma colère, car je voyais que Vivi pensait de la même manière que moi. Mais... Je n'arrivais pas à me convaincre. J'étais fâchée contre elle, présentement, même si ça aurait du être le contraire.

-T'as raison, enchérit Carrot. Il doit sûrement être en train de manquer de l'école pour traîner avec ses putes de service...

-Non mais vous n'avez pas honte?!, lâchais-je soudainement, furieuse.

C'était complètement insencé que je le défende de cette manière. Mais je ne pouvais pas m'y empêcher. Je savais que Ace n'était pas ce connard qu'elles croyaient connaitre. Il était ce petit garçon abandonné par son père et qui s'occupait de sa mère, et qui rescellait un autre secret douleureux dont j'ignorais la raison. Vivi me fit les gros yeux et fronçant les sourcils.

-Euh..Non, répondit-elle.

Je me levai debout, révoltée. C'était la première fois que je ressentais quelque chose d'aussi fort depuis une semaine. Je pointai Carrot et Vivi d'un oeil mauvais.

-Je m'excuse de vous déranger pendant votre petite révolte contre Portgas D Ace, mais vous ne le connaissez pas.-Et toi?, demanda Vivi. Tu le connais?-Peut-être plus que vous, dis-je en étant toujours folle de rage. Et il n'est pas du tout se que vous venez de décrire.

Certes, il était con et surtout chiant. Mais c'était un être humain. Et il ne méritait pas d'être traité de cette manière.

-Vivi, rend toi à l'évidence, dis-je, il ne t'aimait pas. Alors s'il te plait épargne moi tes rumeurs sur le fait qu'il tenait à toi. Ce n'est pas pour rien que vous avez arrêter votre relation. Au fait à propos de ça, tu sais qui est à l'origine de tout? Moi! C'est à cause de moi s'il a commencer à te fréquenter et il t'a laisser après. Désoler de te dire qu'il n'a jamais rien ressenti à ton sujet.

Sur ce, je partis d'un pas enragé. Je ne savais pas pourquoi j'agissais de cette manière. J'en avais assez. Je ne pouvais plus continuer comme ça. Il fallait que je m'enlève Ace de ma tête. Alors pour la toute première fois, je partis de l'école à pied, manquant mes cours de l'après-midi pour me receuiller chez moi et ne plus rien faire

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Bonjour les lecteurs!

Chapitre merdique, selon moi. J'avais une grosse panne d'inspiration, et je ne savais plus quoi écrire. Je suis désolée... Je sais se qu'il va se passer dans les chapitres suivants, mais je ne savais pas quoi faire pour celui-ci. Oups. Dans le prochaine chapitre, vous allez en apprendre plus sur Ace et sa raison du pourquoi il est allé a Log town. Je suis vraiment encore désolée pour le chapitre, je suis vraiment lasse ces temps-ci, mais je voulais absoulement que vous aillez votre chapitre aujourd'hui. J'espère que vous avez tout de même aimé, même si c'était beaucoup plus de l'écrit que du dialogue. Au plaisir que vous continuez à me lire,

-Olivea xxx